Orange rouvre ses portes à Marseille, les salariés veulent "un site de repli"

Orange rouvre ses portes à Marseille, les salariés veulent "un site de repli"

380 salariés sur plus d'un millier ont fait leur retour sur le site de Saint-Mauront (3e) ce lundi après deux semaines de fermeture temporaire, en raison de l'insécurité et de l'emprise du narcotrafic à proximité. Une réunion entre la préfecture de police et la direction du groupe de télécoms a mis en place des solutions jusqu'en janvier.br Perception d'insécurité" selon la préfecture de police ou "vraie peur d'être blessé ou tué" des salariés? D'un côté, la préfète de police déléguée Corinne Simon (), avait affirmé "ne pas avoir eu d'appel au 17 de la société" Orange alors que celle-ci fermait pour raisons de sécurité le 28 novembre dernier. De l'autre, les salariés du groupe de retour sur le site de Saint-Mauront ce lundi après 15 jours de télétravail ont fait valoir "qu'il y avait plus qu'un sentiment d'insécurité" et font part de leur réserve sur un dispositif policier () "temporaire et exceptionnel".br Des mesures de sécurité en plusbr Devant le siège d'Orange, Nassourdine, employé depuis deux ans, affirme en jetant des regards autour de lui que "les salariés ont peur ()". Dès 9h, les vendeurs de cigarettes se pressent à quelques mètres de l'entrée du bâtiment, tandis que plusieurs points de deal ouvrent dans la cité voisine de Félix-Pyat. "Je n'ai jamais eu de souci en venant au travail mais je vois d'un bon œil la présence de la police sur ma route", ajoute ce salarié tandis que plusieurs agents dans une voiture tricolore surveillent les entrées et sorties. Pour Vincent, responsable des ventes dans la branche "business", "c'est le rôle d'une marque comme Orange, qui était publique et touchait chaque Français, d'installer ses locaux dans des quartiers populaires. Les salariés grondent et veulent plus de sécurité, mais on finit par en faire trop. Peut-on imaginer dépenser des millions d'euros pour déménager alors qu'une partie du début internet de la région passe dans nos locaux?". Pourtant, plusieurs syndicats ont tranché sur la question. Laurent Bedrossian, délégué syndical CFE-CGC, veut "qu'Orange quitte Saint-Mauront puisqu'il y a une crainte chez les salariés de finir au tableau des blessés et des tués du trafic de drogue à Marseille ()". Du côté de la CFDT, le délégué du personnel Jérôme Bissey affirme que "tout le monde sait qu'une opération anti drogue comme "place nette" est limitée. La présence de la police ne peut être renforcée ad vitam aeternam", juge-t-il tandis qu'Orange a procédé selon lui à "un recrutement de sept vigiles avec des horaires de présence élargie". A l'extérieur, un agent en tenue noire fait sa ronde autour du métro National, chargé de sécuriser les deux portes d'entrées du site.


User: La Provence

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Uploaded: 2025-12-15

Duration: 02:00